24 septembre 2007
Les enfants de la liberté, Marc Lévy
Résumé :
Jeannot, Tu leur diras de raconter notre histoire dans leur monde
libre. Que nous nous sommes battus pour eux. Tu leur apprendras que
rien ne compte plus sur cette terre que cette putain de liberté capable
de se soumettre au plus offrant. Tu leur diras aussi que cette grande
salope aime l'amour des hommes, et que toujours elle échappe à ceux qui
veulent l'emprisonner, qu'elle ira toujours donner la victoire celui
qui la respecte sans jamais espérer la garder dans son lit. Dis-leur
Jeanne, dis-leur de raconter tout cela de ma part, avec leurs mots à
eux, ceux de leur époque. Les miens ne sont faits que des accents de
mon pays, du sang que j'ai dans la bouche et sur les mains.
Délaissant le temps d’un roman ses histoires teintées de romantisme un peu farfelues, Marc Lévy s’est engagé dans un style qu’on ne lui connaissait pas. Je dois bien admettre que le pari est plutôt bien réussi. L’histoire a déjà été racontée cent fois, le dénouement est connu… et pourtant ! Du parcours de cette « bande de potes », résistants durant la grande guerre, jalonné d’épreuves de force, de courage, de trahison parfois, subsiste une belle amitié, sans faille, qui nous fait passer du rire aux larmes et nous laissera un sentiment de gratitude le livre fini, pour tous les p’tits gars, pour qui comme eux, la guerre n’allait pas de soi ! Un livre marquant.
10 juin 2007
La vérité sur les cosmétiques de Rita Stiens
Voilà plus d’un mois et demi que je me suis attelée à la
lecture de cet ouvrage- qui entre-nous fait plus de 300 pages – qui d’après les
bruits de couloir, lève le voile sur les cosmétiques peuplant notre salle de
bain. Vous devez sans doute penser que si j’ai mis autant de temps à achever ce
livre c’est que le sujet n’était pas à la hauteur de mes espérances… et bien
que contraire !
Ce livre est une vraie bible pour celles et ceux qui font attention à respecter une certaine hygiène de vie et donc sont attentifs aux produits qu’ils utilisent au quotidien mais pas seulement, ce livre que je voyais comme un pavé scientifique de prime abord est largement adapté au public non-averti que nous sommes. Même si certains passages sont quelques peu « lourds» à assimiler le livre reste très compréhensible dans son ensemble, les mots scientifiques qui le peuplent sont nécessaires vu qu’on y décortique les étiquettes des produits de beauté, aux ingrédients aussi mystérieux que la reproduction du mille-pattes rouge d’Amazonie !
Je n’ai pas lu la première édition de cet ouvrage, seulement la réédition à laquelle l’auteur a fait un ajout de taille : un glossaire des principaux ingrédients et les aspects bons ou nocifs pour notre santé. Je regrette qu’il ne soit encore plus complets, dans le sens où on aurait du y rajouter le pourquoi de la nocivité d’un tel produit, même s’il est expliqué dans le livre, un résumé dans le glossaire n’aurait pas été superflu histoire de gagner du temps et de ne pas devoir feuilleter l’intégralité du bouquin pour retrouver le passage auquel on fait référence au produit cherché !
Même si je suis passée à l’étape « faire mes produits
maison » un peu avant ce livre, je pense que je m’y serait résolue après
lecture car une fois l’ouvrage posé, la dernière page lue, on se sent assez stupide
je dois dire, de gober sans réfléchir les phrases bien choisies des
publicistes, la mise en avant de principe pseudo-actifs dans les nouvelle crème
de jour et j’en passe, on se demande comment on a pu se faire berner durant
toutes ses années, sachant que rien de toute façon, aucun soin, aucun remède aussi
miracle soit-il, ne remplacera une bonne hygiène de vie… ce que nous rappelle en détails ce livre !
Rita Stiens est journaliste. Ancienne rédactrice en chef d'un grand magazine féminin allemand, elle a publié de nombreux ouvrages sur la beauté et la nature.
Prix : 21 euros
22 avril 2007
Un bon ange, Marc Sich
Quatrième de couverture :
Vingt années de service à côtoyer la mort, à haïr la vue du sang, les cadavres meurtris alignés sur les tables en inox. Désormais expert anticriminalité pour le gouvernement, le capitaine Zot Yavotski n'aspire qu'à une seule chose décrocher la planque de rêve, loin du terrain. Une ultime affaire à résoudre - le meurtre d'un jeune homme mutilé, partiellement brûlé après avoir été déguisé en créature fellinienne à l'aide de monstrueuses prothèses -, et Paul Damien, influent conseiller ministériel et ami, lui décroche le poste tant convoité. Mais le prix à payer pour cette dernière enquête va dépasser tout ce que Zot avait pu imaginer...
Trahison, secrets inavouables et meurtres jalonnent ce livre d'un bout à l'autre. La trame initiale de ce roman est assez classique pour un thriller à savoir un flic désabusé un peu planqué face à un tueur très intelligent qu'aucune perversité n'effraie. Dès les premières pages ont est agréablement surpris de voir la tournure que prenne les choses, il ne tombe pas dans les gros pièges classique du genre, l'histoire est recherchée, quand on croit comprendre le pourquoi du comment, un élément nouveau surgit et fait basculer notre théorie, sans pourtant tomber dans la facilité et les preuves à tirer par les cheveux. Cependant l'histoire s'essouffle assez vite, la fin du livre est un peu longuette.
Un bon livre à lire lors d'un voyage en train par exemple... qui vous fera découvrir de nouveaux mots - enfin là je parle surtout pour moi - comme cryophilie, algophilie, dysmorphophilie ou encore apotemnophilie... Je me demande combien de taré de la cuvée Google vont atterrir ici grâce à cela tiens :)
Prix : environ 5 euros
01 avril 2007
Bas les voiles, Chahdortt Djavann
J'ai porté dix ans le voile. C'était le voile ou la mort. Je sais de quoi je parle
~-~-~-~-~
Je suis assez mitigée après la lecture de cet ouvrage, tant de haine ressort de ce livre. Je ne peux pas être objective face à un livre qui parle du port du voile, vivant dans un pays démocratique, je n'ai jamais eu à subir ce port obligatoire, je ne peux donc pas comprendre qu'on puisse l'imposer sous le couvert de la religion aux femmes, ni comment on peut se voiler soit-même, ce sont des raisons qui m'échappent...
Nous ne sommes pas ici dans un roman ou une nouvelle, il s'agit d'un pamphlet. C'est en règle général un texte assez court (celui-ci fait 46 pages) dans lequel l'auteur nous livre sa vérité, le ton est virulent et violent. Celui-ci ne fait pas exception à la règle, le verbe est acerbe, la plume assassine, il ne reste aucune part de compréhension de l'autre. Comme je l'ai dit précédemment et contrairement à l'auteur qui a porté le voile pendant 10 ans sous la contrainte, je ne peux que m'imaginer ce que fut sa vie à l'époque, cependant bien qu'étant libre de mes choix et assez féministe (je le reconnais) j'envisage tout fait que l'on puisse porter le voile par conviction et non par obligation. C'est ce qu'on appelle la tolérance. Point de cela dans ces quelques lignes, du dégout envers tant envers ces hommes qui calfeutrent leurs femmes que ces femmes qui se laissent faire...
Ce livre est à prendre avec des pincettes, il n'est basé que sur "l'expérience" de l'auteur, sa propre façon de voir, cela ne peut être objectif.
Pour reprendre je ne sais plus quel lecteur de ce livre " j'ai ressenti ce livre comme un racisme anti-arabe fondé sur un alibi anti-musulman". Mais je le répète, je suis une femme qui n'a jamais eu a subir cette "humiliation" de n'être qu'une femme, être inférieur à l'homme, je ne suis donc pas objective non plus.
Mieux vaut le lire pour s'en faire une opinion.
Prix : 5,5 €
25 mars 2007
La part de l'autre d'E-E Schmitt
Faire un livre sur Hitler, ça peut déranger c'est certain, pourtant E-E Schmitt l'a fait, contre l'avis de ses proches amis qui pensaient qu'il mettait en péril sa carrière. Loin de faire une biographie d'Hitler - n'est abordée que le coté "humain" de l'homme, les horreurs étant en arrière-plan - qui a bien malgré nous marqué l'histoire, l'auteur aborde sa vie de manière originale avec une approche somme toute banale : que se serait-il passé si Adolph Hitler avait réussir son examen d'entrée aux beaux-arts, le court de l'histoire aurait-il été identique ?
Le livre retrace la vie d'Hitler, telle qu'on la connait ainsi que celle d'Adolph H., reçu aux beaux-arts, devenu peintre surréaliste. Deux approches, deux destins tellement différents.
La vie d'Adolph H. est empreinte de sentiments, de romantisme et d'art, celle d'Hitler n'est somme toute que la quête d'un homme empreint de pouvoir et désagréablement humain... Ce livre est dérangeant pour le lecteur, car bien maglré nous on s'attache à Hitler, tour à tour on s'apitoie sur sa pauvre vie, son mal être pour en définitive l'exécrer de tout notre être devant la noirceur de son âme.
Le leitmotiv de cet ouvrage : on ne né pas Hitler, on le devient ! Je crois dur comme fer à cet adage, on ne peut pas naitre foncièrement mauvais. Certaines circonstances de notre vie font qu'à un moment un déclic se fait, nous fait prendre le mauvais pas, quitte à perdre pied entre la frontière du bien et du mal. Loin de défendre cet homme - ce qu'il a fait restera à jamais inexcusable - je me suis surprise à apprécier certains traits de sa personnalité, à rire en sa compagnie. C'est là où Schmitt montre sa grande plume, il nous le rend humain, à notre portée grâce à cette lente évolution que narre Schmitt de l'homme simple qui devient ce mégalo fou à lier. Il nous montre que finalement quoi que l'on pense nous sommes issu du même moule, s'en est presque terrifiant de s'imaginer qu'en chacun de nous dort une partie noire, notre "nous" nuisible.
Les deux histoires sont intenses au point qu'on referme le livre avec beaucoup de mal. Malgré le chaos engendré par le Führer, on peine à se détacher d'Aldolf H.
Un extrait pourle plaisir...
" Il est là. Il fait face à la foule. Ce ne sont encore que les préliminaires.
La foule est une femme ; la femme est longue à venir ; Hitler est un grand amant parce qu’il est encore plus lent qu’elle. Dès le départ, il livre des arguments, des idées, mais il donne peu. Il traîne. Il retient. Il veut créer l’envie dans la foule. Il veut qu’elle s’ouvre. Il garde ses assauts pour plus tard. Par contre, lorsqu’il s’échauffera, il sera fort, bandant, inépuisable.
En amour, on appelle ça un étalon ; en politique, un démagogue. "
Prix : 6,61 €
N.B. Si vous avez des livres à conseiller, je suis preneuse j'ai fini ma pile de livres en retard ...
18 mars 2007
Seras-tu là ? de Guillaume Musso
Quatrième de couverture
Un seul geste aurait suffit pour tout changer. Qui n'a jamais rêvé de revenir à cet instant décisif où le bonheur était possible ? San Francisco. Elliott, médecin passionné, ne s'est jamais consolé de la disparition d'Ilena, la femme qu'il aimait, morte il y a trente ans. Un jour, par une circonstance extraordinaire, il est ramené en arrière et rencontre le jeune homme qu'il était, trente ans plus tôt. Il est revenu à l'instant décisif où un geste de lui peut sauver Ilena. Et modifier l'implacable destin qui a figé son sort à jamais. Un stupéfiant face-à-face, Une histoire d'amour bouleversante, Un suspense à couper le souffle.
Musso fait partie de ces auteurs qu’on idolâtre à chaque sortie de livre tel que Lévy – que j’adore - ou Schmitt, pourtant je dois bien avouez qu’avant ce premier livre je ne le connaissais pas du tout. Ce livre m’est tombé entre les mains, je ne l’ai lâché qu’une fois la lecture terminée…
Bien que le sujet du livre, à savoir « si l’on avait la chance de revenir en arrière pour tout changer, que changerait-on? », ait été maintes et maintes fois exploité aussi bien au cinéma que dans la littérature Musso y apporte une touche de sincérité et de fraicheur, loin d’être une histoire bateau complètement mièvre il en fait un ouvrage très beau, très attachant, teinté d’humour.
Durant les presque 300 pages du livre on suit Eliott à travers ses bonds dans le temps, entre le « lui d’aujourd’hui » et le « lui d’il y a 30 ans », loin de se perdre dans tous ces flash-back l’ont savoure chacune de ces rencontres, sourit devant son scepticisme devant le progrès (les ordinateurs voilà un engin qui ne connaitra jamais d’apogée) ou sa capacité à douter que Stefen King sera un jour un écrivain connu, on s’émeut devant l’amour sans faille et pur qu’il porte sa femme, sa fille ainsi qu’à son meilleur ami, on est tenu en haleine devant ses choix, … Bref on prend vraiment du plaisir à dévorer ce roman, les mots sont simples mais interpellent ! On ne sort pas indemne de « Seras-tu là ? », une fois le livre posé et la fin dévoilée on se plait à cogiter sur les choix qui s’imposerait à nous si l’on avait nous aussi la possibilité de revenir en arrière, que changerait-on ? Et si l’on s’abstenait de faire telle chose aujourd’hui, cela aurait-il une grande incidence sur mon avenir ?
Prix : 6,75 € en poche; 18 € en broché.
Semaine prochaine : La part de l’autre de Schmitt, je l’ai enfin reçu ! ![]()
11 mars 2007
Stupeurs et tremblements d'Amélie Nothomb
« Monsieur Haneda était le supérieur de monsieur Omochi, qui était le supérieur de monsieur Saito, qui était le supérieur de mademoiselle Mori, qui était ma supérieure. Et moi, je n'étais la supérieure de personne On pourrait dire les choses autrement. J'étais aux ordres de mademoiselle Mori, qui était aux ordres de monsieur Saito, et ainsi de suite, avec cette précision que les ordres pouvaient, en aval, sauter les échelons hiérarchiques. Donc, dans la compagnie Yumimoto, j'étais aux ordres de tout le monde. »
Ce livre a été longtemps encensé par la critique et d’ailleurs l’est encore, après lecture je me demande, pourquoi ? Non pas que je n’ai pas aimé cet ouvrage, juste qu’il n’y a pas de quoi fouetter un chat ! Parlons du négatif, gardons le meilleur pour la fin…
Sur le quatrième de couverture certaines choses avaient attirés mon regard :
- la première « ce roman est très drôle », ce n’est pas comme dévoré un bouquin de Desproges, on sourit certes mais on est loin de se tenir les côtes, le seul bon passage selon moi du livre est sa démission, elle tourne cela tellement en ridicule que cela en est risible et on la comprend !
- « Face à cet acharnement, la jeune femme se plie à leurs exigences… ». Je n’ai pas du lire le même roman car selon moi elle a plutôt l’impression d’y trouver fort bien son compte, non ? Elle ne fait pas vraiment d’effort pour améliorer sa situation, ni ne s’en plaint…
- « fréquentes initiatives » pour ce que j’en ai retenu elle a plutôt commis des bourdes qui ont fait qu’elle a été souvent rabrouées par ses supérieurs de par sa maladresse, ce n’est donc pas du sadisme de ses supérieurs !
- « suspens », à partir du moment où l’on sait qu’elle rêvait de devenir traductrice au sein de la compagnie Yumimoto et qu’elle termine en tant que préposé toilettes… y’a plus grand-chose à savoir.
Personnellement je n’ai jamais été au Japon, je n’ai donc pas d’avis objectif à formuler sur cet ouvrage cela dit je trouve le portrait de ce peuple assez sombre et caricaturé, pas vous ? Les Japonais sont froids, incapables de sentiments sincères, racistes envers les Européens qu’ils jugent inférieurs, …
Mis à part ces quelques notes j’ai trouvé ce livre plaisant à lire, il est assez positif car même si vous vivez un véritable enfer au boulot il peut vous démontre qu’il y a forcément pire ailleurs et donc que votre situation est enviable dans un certain sens, qui plus est l’histoire est assez peu commune, on nous dépeint l’histoire d’une jeune femme (ce livre est censé être en partie autobiographique, je me méfie avec la mythomanie bien connue de Miss Nothomb) qui, au lieu de gravir les échelons, les descends... De plus le livre est assez court et assez compréhensible dans l’ensemble, sauf quelques passages où un mot à l’orthographe totalement insolite et inconnu fait son apparition, mais cela est propre à l’auteur, de même que des scènes totalement surréalistes et inutiles de son cru telle que cette scène où nue elle enlace l’ordinateur de la belle Mademoiselle Mori. Bref, du Nothomb tout craché !
Prix : 4 euros environ en poche
Ps : Le titre Stupeurs et tremblements nécessite une explication, il peut laisser penser à un livre d’horreur un peu gore mais il n’en est rien, l’explication est fort simple : le protocole impose, en présence de l'Empereur, considéré jusqu'en 1947 comme un dieu vivant, de manifester avec stupeur et tremblements.
Ce livre a obtenu le Grand Prix du roman de l’Académie Française et a été adapté au cinéma en 2003 par Alain Corneau.
04 mars 2007
Le grand Meaulnes d'Alain Fournier
Étant donné que mon avis sur le livre de Schmitt, La part de l'autre, est reporté et en attendant de le recevoir - j'ai commandé aussi Oscar et la dame en rose tant qu'à faire - je vais vous parler d'un livre qui a bercé mon adolescence et qui fût le déclic de ma boulimie de lecture, qui depuis ne ma jamais quitté... Il est avec Le petit chose d'Alphonse Daudet, les 2 seuls livres qui composeraient ma bibliothèque si elle n'existait plus !
Quatrième de couverture :
François, quinze ans, est le fils de M. et Mme Seurel, instituteurs de Sainte-Agathe, en Sologne. Il fréquente le cours supérieur qui prépare au brevet d'instituteur. Un mois après la rentrée, un nouveau compagnon de dix-sept ans vient habiter chez eux. Il se prénomme Augustin Meaulnes. La personnalité mystérieuse d'Augustin, que les élèves appellent bientôt 'le grand Meaulnes', trouble le rythme monotone de l'établissement scolaire et fascine tous les élèves.
L'histoire se déroule dans un petit village de France, où les instituteurs et le curé étaient encore des personnalité importantes, où l'automobile se faisait encore rare dans les petits patelins, où il valait mieux être dans la norme pour être considéré comme quelqu'un de bien... Augustin est un ado un peu rebelle, qui aime l'aventure et les défis contrairement à François, ne fait jamais un pas de travers, un petit garçon modèle si l'on veut. Augustin Meaulnes et François, malgré leur personnalité opposée vont devenir ami, amitié qui malgré le temps, ne se dégradera pas, toujours il l'excusera. Au cours du livre, vous l'aurez compris, on suit donc l'amitié naissante des 2 compères, l'admiration sans borne que François voue à son aîné, les aventures du Grand Meaulnes à travers les paysages de Dordogne... Aventure qui le conduira jusqu'à de mystérieuses noces dans un vaste château où Augustin rencontrera son "élue", une inconnue avec qui il n'a jamais échangé un mot qui le fera refaire ce voyage maintes et maintes fois et le conduira même plus loin en dehors de la petite bourgade, juste pour la retrouver, l'aimer un court instant et disparaître à nouveau...
J'aime ce livre pour le dépaysement qu'il suscite, l'abondance de détails qui font que l'on se croirait presque en face des protagonistes, l'histoire simple et belle... Bref un livre indémodable que je ne me lasserais jamais de lire car à chaque relecture, c'est une nouvelle découverte !
D'ailleurs pour ceux que cela intéresse il y a un site qui lui est entièrement dédié ici.
25 février 2007
Antéchrista d'Amélie Nothomb
Avoir pour amie la fille la plus admirée de la fac, belle, séduisante, brillante, enjouée, audacieuse ? Lorsque Christa se tourne vers elle, la timide et solitaire Blanche n'en revient pas de ce bonheur presque écrasant. Elle n'hésite pas à tout lui donner, et elle commence par l'installer chez elle pour lui épargner de longs trajets en train. Blanche va très vite comprendre dans quel piège redoutable elle est tombée. Car sa nouvelle amie se révèle une inquiétante manipulatrice qui a besoin de s'affirmer en torturant une victime. Au point que Blanche sera amenée à choisir : se laisser anéantir, ou se défendre.
On a toute connue ou presque ce genre de fille : adulée, belle, mystérieuse. Fille dont on rêverait d'être l'amie mais quand le jour où - miracle - ça arrive, cela se trouve être moins rose que prévu. Même si la fin se révèle être assez prévisible, au fil des pages on se prend en amitié pour Blanche, ce pauvre oiseau blessé, elle touche, apitoie.
Dame Amélie nous fait vivre ici une tranche de vie d'ado, simple et cruelle comme il peut y en avoir parfois. Du Nothomb simplifié, moins tiré par les cheveux que certains autres ouvrages, une lecture agréable qui tour à tour fait mouche et fait sourire. J'ai lu ce livre d'un trait, m'enflammant au fil des pages quelques fois devant cette Christa diablement manipulatrice et calculatrice... La lecture est rapide et agréable, seul bémol la fin trop précipitée, trop "rose".
Cet ouvrage m'a réconcilié avec l'écrivain - belge, soyons chauvin - qui m'avait très déçu après lecture son livre Les combustibles, pâle copie de Farenheit 451 de Bradbury ...
Ce n'est certes pas un incontournable comme Stupeurs et tremblements, cependant je vous le conseille tout de même car sa prose est un pur délice : une dose de phrases cassantes qui font mouche à tous les coups et du cynisme à la pelle !
18 février 2007
Mais t'as tout pour être heureuse de Nicole de Buron
« Ce matin vous vous extirpez de dessous la couette avec fougue parce que l'homme n'est pas là. Parti à la campagne planter une centaine de pommiers. Qu'il a dit... Vous faites deux pas sur la moquerre. Et d'un bond vous vous recouchez. »
Assaillie plus de coutume par ses compagnes des mauvais jours, « soeur angoisse » et « pieuvre géante », Madame réalise quil est grand temps de consulter. Que faire de sa vie lorsque ses enfants sont grands et que son mari est parti planter des pommiers ? La dépression est un mal bourgeois, peut-être?
A coup de considérations avisées sur le genre humain, entrecoupées de lucides analyses de ses états d'âme, notre héroine sen sortira et nous entrainera dans de grands éclats de rire.
Pour vous résumer l'histoire : une bourgeoise qui ne fait rien d'elle-même (merci les domestiques!) fait une dépression... Sujet ô combien passionnant s'il en est (question à mon moi intérieur: qu'est-ce qui m'a pris d'acheter ce bouquin?)
Autant être franche avec vous, j'ai tenu 44 pages exactement, je n'aurais pas su lire plus ! J'adore lire, cela fait plus de 10 ans que je lis au moins 2 livres par mois mais là c'est haut-dessus de mes forces, pour 3 raisons...
Raison n°1 : Je n'aime pas la façon dont il est écrit
Toujours les mêmes blagues, cette impression qu'on connait d'avance la chute. Chacun des personnages – ou presque - a un surnom, on débarque complètement dans « son monde » sans explications, on est censée savoir par exemple - avec l'intervention du Saint-Esprit ? - que Petite chérie est sa fille cadette. De plus elle cotoie fréquemment divers personnages tels que Pieuvre Géante ou Soeur Anxiété, ce qui donne des dialogue assez loufoques à défaut d'être drôle...
Mais le pire, je veux bien qu'elle est censée être en dépression la bourgeoise mais elle se plaint non-stop, de tout, sur tout, ça gémit, ça bougonne sur toutes les pages – du moins les 44 premières – ça lasse, c'est énervant très vite...
Raison n°2 : C'est bourré de stéréotypes bidons
Parfois elle vise juste comme cet exemple au début du livre où elle peint le début de la relation avec l'Homme, ça vire très vite et souvent à la grosse caricature. L'homme est égoiste. La femme jalouse. Les enfants aigris.
Raison n°3 : Dieu que c'est ennuyeux !
J'attends d'un livre dont il est indiqué sur la couverture qu'il est follement drôle... qu'il me fasse rire, pas vous? Or là, ça m'ennuie, mais ça m'ennuie... Pourtant je vous jure que j'ai un humour de bas étage, pipi-caca dixit l'Homme ! Mais là j'ai beau chercher, je n'ai pas le souvenir d'avoir même souris.
Ce qui me console c'est qu'en cherchant sur Internet le texte du 4ème de couverture j'ai découvert que je n'étais pas la seule à avoir une opinion si piètre du livre...
Prix : aux alentours de 5 euros mais si vous êtes tenté de le lire je vous conseille de vous rendre à la bibliothèque, c'est un bon conseil que je vous donne je pense :)










