12 novembre 2008
La consolante, Ana Gavalda
4ème de couv':
«
Charles Balanda, 47 ans, architecte à Paris, apprend incidemment la
mort d'une femme qu'il a connue quand il était enfant, et adolescent. «
Il déchire la lettre et la jette dans la poubelle de la cuisine. Quand
il relève son pied de la pédale et que le couvercle retombe, clac, il a
l’impression d’avoir refermé, à temps, une espèce de boîte de Pandore,
et, puisqu’il est devant l’évier, s’asperge le visage en gémissant.
Retourne ensuite vers les autres. Vers la vie. Se sent mieux déjà. Allez... C’est fini.
C'est fini, tu comprends ?»
Le
problème, c'est que non, il ne comprend pas. Et il n'y retourne pas,
vers la vie. Il perd l’appétit, le sommeil, abandonne plans et projets
et va essayer de comprendre pourquoi tour se fissure en lui; Et autour
de lui. Commence alors un long travail de deuil au bout duquel il est
obligé de se rendre à l’évidence : l’échelle de cette vie-ci est
illisible et il faut tout rebâtir.»
Anna Gavalda je
connais, j'ai lu pas mal de ses livres, voir tous sans doute mais
celui-ci c'est au-dessus de mes forces, je suis au regret de vous
annoncer que oui, je jette l'éponge ! Mais que je vous explique...
La
brique en question - car s'en est une ! - fait au bas mot 636 pages,
j'ai poussé le vice jusqu'à en lire 150, 150 pages donc où il ne se
passe pratiquement rien, où "l'intrigue" a du mal à se poser, où on a
du mal à voir où l'auteur veut en venir et vers quoi elle s'attend à ce
qu'on soit tenu en haleine... L'écriture est compliquée en plus, ce qui
ne fait que compliquer l'histoire mais au moins ça nous fait de
l'occupation durant la lecture que de rechercher les mots inconnus dans
le dico !
J'ai pourtant tout essayer, lire dans mon bain, dans
le train, devant la star ac' (comprennez un programme que l'on pas de
mal à faire autre chose en même temps !), nada j'y arrive pas. Notez
que dans 5 ans peut-être retrouverez-vous la trace d'un message sur ce
blog vantant les mérites de ce livre allez savoir mais à l'heure qu'il
est il est relégué sur l'étagère des bouquins à donner/offrir à une
personne que je sais pas sentir... et m'est d'avis qu'il y prendra
encore un moment la poussière !
Et vous, vous l'avez lu... vous avez réussi devrais-je dire ? :)
11 septembre 2008
La fausse veuve de Florence Ben Sadoun
4ème de couv’ :
Aujourd'hui
je suis plus vieille que toi alors que j'avais neuf ans de moins que
vous... " Ainsi commence La Fausse Veuve. Tutoyant et vouvoyant dans la
même phrase son amant disparu, l'héroïne lui raconte, et nous raconte,
dix ans après, l'histoire qui leur a été volée. Ce que furent leur
amour, leurs moments de bonheur, et aussi le désespoir, leurs muets
tête-à-tête à l'hôpital quand, victime d'un grave accident cérébral, il
s'écroule, et se réveille paralysé et privé de parole. Face au drame du
" locked-in syndrome ", face à la destinée légendaire d'un personnage
que les médias se sont approprié, une femme n'oublie pas qu'il était un
homme. Comment se parler d'un souffle ? Comment s'aimer sans se toucher
? Comment lire les battements d'un cœur au rythme d'un battement de
paupières ? C'est ce chemin escarpé, compliqué, et parfois très éloigné
du deuil, qu'on suit dans ce roman en s'arrêtant sur les cases de
l'enfance, en reculant sur celles de l'amour et de la religion, et en
sautant à pieds joints sur celle (le la mort comme au jeu de la marelle.
Florence Ben Sadoun, ancienne rédactrice adjointe de Elle (spécialement critiques de films), a été promue en août dernier directrice de rédaction au magazine Première, l’écriture elle connait.
Outre l’aspect un peu trash qu’aborde cet ouvrage en voulant « rendre justice » à sa relation adultère avec cet homme dont on taira le nom tout au long du livre (lui c’est Jean-Dominique Bauby, rédacteur en chef de Elle et auteur du livre Le scaphandre et le papillon) ainsi qu’à l’univers pas toujours rose des services réa des grands hôpitaux et des inconvénients qui l’accompagne.
J’ai eu énormément de mal à me faire à ce jeu du « je » et du « vous » perpétuel tout au long des chapitres, l’intention était louable, le vous étant cette rigueur que les deux adultérins s’étaient imposés afin de ne pas dévoiler inconsciemment leur « secret » avec un je impromptu, mais trop de « je » tue le « vous » et inversement.
L’histoire est touchante sans verser dans le graveleux, bien écrite et simple. Une histoire de vie en somme.
« Vous mort, je redeviens immédiatement l’autre. Je n’ai pas la parole, je suis votre fausse veuve, celle du rang de gauche à l’église dos à la nef. Celle à qui le curé n’a pas parlé. Celle qu’il n’a même pas regardée une fois dans les yeux. Pour les siècles des siècles. »
« La place d’une veuve est-elle proportionnelle au nombre d’années partagées avec le mort ? Sûrement. Est-ce qu’une maîtresse qui a passé plus de temps avec son amant dans un lit sans parler souffre moins qu’une femme dont l’amour s’est tristement usé au fil des années entre les infos, les couches, les impôts, les dîners de famille, les engueulades pour un rien et les tromperie pour un tout ? Pas sûr. Trois ans contre dix ? Qui gagne ? Je perds. Je suis la fausse veuve. »
08 septembre 2008
Déjà Death de Kathy Reichs
Oui je sais voilà des mois que j'annonce en colonne de gauche que c'est le dernier (qui va bientôt devenir avant-dernier à force) Gavalda que je lis mais rien à faire, je n'y arrive pas... Alors en attendant de trouver le courage de prolonger ma lecture, j'en lis d'autres !
Anthropologiste judiciaire, Temperance Brennan n'aura pas le tranquille week-end qu'elle l'espérait. Convoquée d'urgence, elle doit examiner les restes d'une femme découpée en morceaux, que la police vient de découvrir dans l'ancien parc du Grand Séminaire. A partir de ces éléments macabres, elle tente d'identifier la victime. Les ressemblances entre ce crime et celui d'une jeune fille commis un an plus tôt la persuade de l'existence d'un tueur en série. Cette thèse est d'abord combattue par les policiers mais la découverte d'un autre cadavre réussit à les convaincre. Les meurtres continuent et à la suite d'une erreur du tueur, Temperance se lance sur la piste. Elle ignore encore qu'elle figure en bonne place sur sa liste, comme future victime.
Vous connaissez la série à succès "Bones" ? Et bien en fait, sans le savoir, ce livre retrace une des enquêtes de Temperance Bretman - anthropologue judiciaire - l'auteur est d'ailleurs à la tête de l'écriture des scénaris de la série. C'est ce qui m'a donné envie d'ouvrir ce livre je l'avoue car le titre sonne un peu comme un mauvais film d'horreur pour ados, vous ne trouvez pas ? Cependant, le titre est aussi mal choisi que l'histoire et le suspense sont présents dans cet ouvrage. L'intrigue est bien ficelée, on se prend vite à se demander ce qu'il va arriver par la suite, on cherche le méchant, s'inquiète pour les personnages... Les descriptions anthropologiques pourront quant à elle faire perdre pied par moment aux novices.
30 juin 2008
Je ne suis pas une bombe, et alors ?
Eh non, vous n'êtes pas une bombe... Mais, a priori, votre apparence ne fait pas hurler les enfants dans la rue non plus. Comme 99% de la population, vous avez un physique normal, et notre société de l'image vous persuade que c'est un péché capital. Détendez-vous ! Avec ce livre, découvrez comment s'installe le diktat de l'apparence, de quelle façon survivre dans la jungle esthétique qui nous entoure, et pourquoi ne pas être une bombe, loin d'être un drame est en réalité une bénédiction. Hors des modèles standardisés, à mi-chemin entre étude sociologique et pamphlet au troisième degré, entrez dans le monde merveilleux des gens qui s'aiment sans complexes.
Caroline Rochet, l'auteur dudit bouquin, est journaliste (Marie-Claire notamment) mais s'est aussi laissée tentée par la pub, univers Ô combien superficiel et où le diktat de l'apparence n'a pas nul autre pareil ! C'est dire si elle avait de quoi prendre la plume...
Loin de nous servir un livre méga complexe sur l'estime de soi façon psychanalyse elle nous offre une satyre drôle à souhait sur l'univers de la beauté tel que nous le connaissons, démonte point par point ces canons de papier glacé et d'autres greluches retouchées.
Même si le but recherché par l'auteur(e), càd de décomplexifier son lectorat, n'est pas atteint aux dires de certains avis que j'ai eu l'occasion de lire et de mon propre point de vue (mes bourrelets - minuscules c'est évident - me rendent toujours chèvre) force est de constater que l'on passe un très agréable moment. L'humour de Caroline Rochet est tout simplement comme j'aime : simple et un brin sarcastique.
Extraits choisit :
Donc même si vos poignées d'amour ne disparaitront pas comme par enchantement après lecture vous aurez au moins une pêche d'enfer et une banane pour le reste de la semaine !
Prix public : 11,40 €
26 juin 2008
Toutes ces choses qu'on ne s'est pas dites, Marc Lévy
Avant de commencer mon article sur le dernier Levy je dois bien avouer,
malgré moi, que je ne serais pas totalement objective sur ce livre car
le bouquin annuel de Monsieur Levy je l'attends un peu comme les
périodes de soldes ou Noël, vous voyez ? Si vous souhaitez un lynchage
en règle passez votre chemin car ce livre est une vraie merveille, un
livre de "gonzesse", mais une merveille quand même... Malgré tout,
chers lecteurs je lui ai trouvé un p'tit bémol ! (c'est là que vous
applaudissez!)
Présentation de l'éditeur :
Avec "Toutes ces choses qu'on ne s'est pas dites", Marc Levy revient au style de roman qui l'a fait connaître : une comédie romantique, pleine de suspense, mais aussi de tendresse, d'humour, et teintée de merveilleux. C'est peut-être de "Et si c’était vrai" que ce roman est le plus proche, pour le côté fantastique – mais l'intrigue repose sur une idée plus originale. On y trouve la profondeur des sentiments de "Où es tu ?", et le rythme trépidant de "La Prochaine fois". Au cœur de cette nouvelle histoire : la relation entre un père et sa fille, et l'histoire d’un premier amour… Un père disparu surgit dans la vie de sa fille de façon un peu surnaturelle… C'est le début d'une conversation entre eux deux, et d'un voyage qui va les mener de New-York à Berlin en passant par Montréal – à la recherche de l'homme dont l'héroïne fut éperdument amoureuse quand elle avait vingt ans…
Autant être franche avec vous (décidément!), si Marc Lévy n'était pas inscrit en grand sur la première page de couv' je ne l'aurais certainement pas acheté, l'histoire me laissait quelque peu septique, à dire vrai je trouvais l'entrée en matière un peu étrange. Faire "revivre" un être décédé dernièrement juste pour "soulager sa conscience", même si beaucoup en rêvent je ne pense pas qu'un seul franchissent la limite, ça a un je-ne-sais-quoi de gore et de... malsain !
Malgré tout, et c'est le point de fort de Lévy, on se laisse emporter. Je ne vais pas m'éterniser de peur de vous en dévoiler le fin mot de l'histoire mais si j'avais un regret, un seul, à formuler ce serait une fin un peu trop romanesque à mon goût (anti-harlequin convaincue) malgré tout j'aime les livres pleins de bons sentiments et qui se terminent bien donc me voilà ravie...
26 mai 2008
Cellulaire de Stephen King
4ème de couverture :
1er octobre. Dieu trône au paradis, le marché des changes est stable, les avions à peu près à l’heure et Clayton Riddell, un auteur de bandes dessinées, sur un petit nuage. Il vient de décrocher un contrat et l’avenir lui sourit. Mais en quelque seconde, tout bascule dans l’horreur.
La cause ? Un phénomène de destruction que déclenche le téléphone portable. Tous les portables… Et qui va plonger le monde dans le chaos, le carnage et les ténèbres. C’est bien dans les affres de la destruction du monde contemporain par les outils de ce même monde que Stephen King nous plonge ici, dans un récit au rythme effroyable qui ne laisse aucun répit au lecteur avant de le conduire au paroxysme de la terreur. Pourtant, malgré l’apocalypse, Cellulaire nous fait rencontrer des personnages attachants, notamment ceux d’adolescents adeptes de la culture informatique qui séduiront de très nombreux lecteurs.
J'achète un livre parce que :
- la 4ème de couv' me donne envie (sans blague!)
- l'auteur... même si c'est absurde car certains avec le temps font des navets incommensurables (cf. Didier Van Cauwelaert!)
On est d'accord que sur ce coup-ci, l'histoire a l'air plutôt pas mal, divertissante, tout du moins à défaut d'être originale et que le nom Stephen King n'est pas synonyme d'un quelconque gratte-papier sans avenir... Sauf que, non.
Dès les premières pages tout se passe très vite, on rentre quasiment à deux pieds dans le feu de l'action dès le premier chapitre, parfois ça devient même un peu gore, tout est traité intelligemment, on ne tombe pas forcément dans des raccourcis plus que douteux et faciles, bien. Sauf que ça ne dure pas, très vite le sujet s'essouffle, on a l'impression que certaines scènes se répètent indéfiniment mais l'auteur persiste durant presque 300 pages (le livre en fait 403!).
On suit le chemin de croix de ces "nauvragés", plus de véritable action, une multitude de détails sur le genre humain dans tout ce qu'il a de plus égocentrique face aux malheurs des autres, une bataille aussi crédible que Ben Hill en Mac Gyver et une fin à la Blanche Neige qui laisse entrevoir un très certain deuxième opus.
Mis à part la première partie du livre, ce livre est un véritable courant d'air ! Cela dit, cela ne m'a pas empêché d'aimer carrie, misery et shining (je ne veux pas entendre parler de dreamcatcher pitié!) et également de commander Simetierre et ça, car à ce qu'il paraît c'est les deux incontournables du maître, suite au prochain opus :)
Pour les motivés sachez que ce livre est à 7 € environ en poche.
24 septembre 2007
Les enfants de la liberté, Marc Lévy
Résumé :
Jeannot, Tu leur diras de raconter notre histoire dans leur monde
libre. Que nous nous sommes battus pour eux. Tu leur apprendras que
rien ne compte plus sur cette terre que cette putain de liberté capable
de se soumettre au plus offrant. Tu leur diras aussi que cette grande
salope aime l'amour des hommes, et que toujours elle échappe à ceux qui
veulent l'emprisonner, qu'elle ira toujours donner la victoire celui
qui la respecte sans jamais espérer la garder dans son lit. Dis-leur
Jeanne, dis-leur de raconter tout cela de ma part, avec leurs mots à
eux, ceux de leur époque. Les miens ne sont faits que des accents de
mon pays, du sang que j'ai dans la bouche et sur les mains.
Délaissant le temps d’un roman ses histoires teintées de romantisme un peu farfelues, Marc Lévy s’est engagé dans un style qu’on ne lui connaissait pas. Je dois bien admettre que le pari est plutôt bien réussi. L’histoire a déjà été racontée cent fois, le dénouement est connu… et pourtant ! Du parcours de cette « bande de potes », résistants durant la grande guerre, jalonné d’épreuves de force, de courage, de trahison parfois, subsiste une belle amitié, sans faille, qui nous fait passer du rire aux larmes et nous laissera un sentiment de gratitude le livre fini, pour tous les p’tits gars, pour qui comme eux, la guerre n’allait pas de soi ! Un livre marquant.
10 juin 2007
La vérité sur les cosmétiques de Rita Stiens
Voilà plus d’un mois et demi que je me suis attelée à la
lecture de cet ouvrage- qui entre-nous fait plus de 300 pages – qui d’après les
bruits de couloir, lève le voile sur les cosmétiques peuplant notre salle de
bain. Vous devez sans doute penser que si j’ai mis autant de temps à achever ce
livre c’est que le sujet n’était pas à la hauteur de mes espérances… et bien
que contraire !
Ce livre est une vraie bible pour celles et ceux qui font attention à respecter une certaine hygiène de vie et donc sont attentifs aux produits qu’ils utilisent au quotidien mais pas seulement, ce livre que je voyais comme un pavé scientifique de prime abord est largement adapté au public non-averti que nous sommes. Même si certains passages sont quelques peu « lourds» à assimiler le livre reste très compréhensible dans son ensemble, les mots scientifiques qui le peuplent sont nécessaires vu qu’on y décortique les étiquettes des produits de beauté, aux ingrédients aussi mystérieux que la reproduction du mille-pattes rouge d’Amazonie !
Je n’ai pas lu la première édition de cet ouvrage, seulement la réédition à laquelle l’auteur a fait un ajout de taille : un glossaire des principaux ingrédients et les aspects bons ou nocifs pour notre santé. Je regrette qu’il ne soit encore plus complets, dans le sens où on aurait du y rajouter le pourquoi de la nocivité d’un tel produit, même s’il est expliqué dans le livre, un résumé dans le glossaire n’aurait pas été superflu histoire de gagner du temps et de ne pas devoir feuilleter l’intégralité du bouquin pour retrouver le passage auquel on fait référence au produit cherché !
Même si je suis passée à l’étape « faire mes produits
maison » un peu avant ce livre, je pense que je m’y serait résolue après
lecture car une fois l’ouvrage posé, la dernière page lue, on se sent assez stupide
je dois dire, de gober sans réfléchir les phrases bien choisies des
publicistes, la mise en avant de principe pseudo-actifs dans les nouvelle crème
de jour et j’en passe, on se demande comment on a pu se faire berner durant
toutes ses années, sachant que rien de toute façon, aucun soin, aucun remède aussi
miracle soit-il, ne remplacera une bonne hygiène de vie… ce que nous rappelle en détails ce livre !
Rita Stiens est journaliste. Ancienne rédactrice en chef d'un grand magazine féminin allemand, elle a publié de nombreux ouvrages sur la beauté et la nature.
Prix : 21 euros
22 avril 2007
Un bon ange, Marc Sich
Quatrième de couverture :
Vingt années de service à côtoyer la mort, à haïr la vue du sang, les cadavres meurtris alignés sur les tables en inox. Désormais expert anticriminalité pour le gouvernement, le capitaine Zot Yavotski n'aspire qu'à une seule chose décrocher la planque de rêve, loin du terrain. Une ultime affaire à résoudre - le meurtre d'un jeune homme mutilé, partiellement brûlé après avoir été déguisé en créature fellinienne à l'aide de monstrueuses prothèses -, et Paul Damien, influent conseiller ministériel et ami, lui décroche le poste tant convoité. Mais le prix à payer pour cette dernière enquête va dépasser tout ce que Zot avait pu imaginer...
Trahison, secrets inavouables et meurtres jalonnent ce livre d'un bout à l'autre. La trame initiale de ce roman est assez classique pour un thriller à savoir un flic désabusé un peu planqué face à un tueur très intelligent qu'aucune perversité n'effraie. Dès les premières pages ont est agréablement surpris de voir la tournure que prenne les choses, il ne tombe pas dans les gros pièges classique du genre, l'histoire est recherchée, quand on croit comprendre le pourquoi du comment, un élément nouveau surgit et fait basculer notre théorie, sans pourtant tomber dans la facilité et les preuves à tirer par les cheveux. Cependant l'histoire s'essouffle assez vite, la fin du livre est un peu longuette.
Un bon livre à lire lors d'un voyage en train par exemple... qui vous fera découvrir de nouveaux mots - enfin là je parle surtout pour moi - comme cryophilie, algophilie, dysmorphophilie ou encore apotemnophilie... Je me demande combien de taré de la cuvée Google vont atterrir ici grâce à cela tiens :)
Prix : environ 5 euros
01 avril 2007
Bas les voiles, Chahdortt Djavann
J'ai porté dix ans le voile. C'était le voile ou la mort. Je sais de quoi je parle
~-~-~-~-~
Je suis assez mitigée après la lecture de cet ouvrage, tant de haine ressort de ce livre. Je ne peux pas être objective face à un livre qui parle du port du voile, vivant dans un pays démocratique, je n'ai jamais eu à subir ce port obligatoire, je ne peux donc pas comprendre qu'on puisse l'imposer sous le couvert de la religion aux femmes, ni comment on peut se voiler soit-même, ce sont des raisons qui m'échappent...
Nous ne sommes pas ici dans un roman ou une nouvelle, il s'agit d'un pamphlet. C'est en règle général un texte assez court (celui-ci fait 46 pages) dans lequel l'auteur nous livre sa vérité, le ton est virulent et violent. Celui-ci ne fait pas exception à la règle, le verbe est acerbe, la plume assassine, il ne reste aucune part de compréhension de l'autre. Comme je l'ai dit précédemment et contrairement à l'auteur qui a porté le voile pendant 10 ans sous la contrainte, je ne peux que m'imaginer ce que fut sa vie à l'époque, cependant bien qu'étant libre de mes choix et assez féministe (je le reconnais) j'envisage tout fait que l'on puisse porter le voile par conviction et non par obligation. C'est ce qu'on appelle la tolérance. Point de cela dans ces quelques lignes, du dégout envers tant envers ces hommes qui calfeutrent leurs femmes que ces femmes qui se laissent faire...
Ce livre est à prendre avec des pincettes, il n'est basé que sur "l'expérience" de l'auteur, sa propre façon de voir, cela ne peut être objectif.
Pour reprendre je ne sais plus quel lecteur de ce livre " j'ai ressenti ce livre comme un racisme anti-arabe fondé sur un alibi anti-musulman". Mais je le répète, je suis une femme qui n'a jamais eu a subir cette "humiliation" de n'être qu'une femme, être inférieur à l'homme, je ne suis donc pas objective non plus.
Mieux vaut le lire pour s'en faire une opinion.
Prix : 5,5 €









