Nous les femmes parfois, sans raison apparente, on a des envies de changement. Pour certaines c’est l’intérieur de l’appartement qui y passe, pour d’autres c’est le mari ou encore la voiture, pour ma part c’était les cheveux (Chéri-chéri est parfait et on vient de changer de bolide!). Celles qui ont des cheveux très fins, et qui frisottent rien qu’à entendre la phrase « humidité dans l’air » comprendront peut-être ce qui m’est passé par la tête…

Vous connaissez la chanson « Epoustouflante » de Lynda Lemay ? Pour vous situer c’est à peu près le résumé de ma journée de samedi dernier, à une nuance près, ce n’était pas le premier rendez-vous avec mon chéri-chéri, ma coiffeuse n'est pas un homme et pire elle porte le même prénom de moi et perso j’ai du prendre les transports en commun juste après :)

Un p’tit extrait, juste pour le plaisir :

[… pour ne pas regretter après coup / le temps d'fouiller dans les revues / pour découvrir Claudia Schiffer / les bras en l'air à moitiè nue / bien entendu belle comme un cœur / c'est alors que j'ai eu un flash / j'ai dit "c'est comme elle que je les veux" / mon vieux faut pas que tu me les gâches / ce soir je vois mon amoureux / j'ai insisté sur la longueur / y a dit "du calme chère cliente / soyez tranquille, ayez pas peur / je vais vous rendre époustouflante / …  la tête comme une botte de foin / et l'porte-feuille anorexique / … il avait simplement omis / d'me dire que j'aurais l'air d'avoir / d'la parenté en haiti / c'était crépu quelque chose de rare … / fallait que j'attende que ça repousse / ce qu'y a pire dans mon histoire / c'est qu'après mon passage à la caisse / j'ai dit "merci beaucoup, bonsoir" / comme la reine des épaisses]

Le pire je trouve c’est que non seulement, elle vous bousille votre coupe en moins de temps qu’il ne faudra pour que ça repousse (pour ma part environ 3 bons mois!) mais elles vous coiffent comme les nanas des défilés de Dior, du gel à la pelle, des paillettes, du volume à outrance, de la laque, de la cire et j’en passe !

Inutile de vous dire que directement franchit la porte de sortie j’ai appelé l’Homme sur son lieu de travail pour lui annoncer la catastrophe, pratiquement en larmes pour l’entendre prononcer, un : « oh, putain ! ». Dans le genre  je compatis à la terrible épreuve que tu traverses tu peux compter sur moi, il est recalé! :)

Après pratiquement 2 heures de transport en commun, car non seulement je vais me faire coiffer à pratiquement 80 bornes de chez moi en plus je ne suis pas contente de la coupe, c’est pas risible ça ? je rentre enfin "at home" où je me suis empressée de me laver les cheveux, de virer les artifices collants qui me donnait une tête de folle et j’ai retrouvé un semblant de dignité… qui m’a valut quand même de la part de l’entourage proche : ça te va mieux cette coupe... Bref, tout est bien qui finit bien, je suis Laura Ingalls dans la Petite maison dans la prairie !